Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 07:31

Sur une radio nationale française, hier, un scientifique parlait de physique quantique. Qui peut résister à ça ? Pas moi.

 

En fin d'interview il plaisante avec la journaliste qui anime l'émission : « Laurence Parisot à un anagramme assez intéressant : Dis-le au patron »

 

C'est joli et sur le coup je n'ai pas remarqué l'erreur. Dis-le au patron n'est en aucun cas l'anagramme de Laurence Parisot. Il disait n'importe quoi pour faire joli.

 

Sur ce petit exemple innocent nous avons l'illustration d'un mal très profond de notre société. Les médias racontent n'importe quoi. Dans le meilleur des cas ils le font pour faire joli, mais c'est pour nous tromper bien souvent : Le débat sur la constitution européenne nous l'a prouvé.

 

Il ne s'agit pas que de la radio. Faites l'expérience par vous-même. À chaque fois qu'un média traite d'un sujet que vous connaissez, c'est truffé d'erreurs factuelles. Je ne parle pas ici des imprécisions, ni de l'interprétation que l'on peut donner à tel ou tel événement. Comme pour l'anagramme de Laurence Parisot, je parle d'erreurs ou de mensonges sur les faits.

 

Les « grands » médias ne sont pas épargnés, ce sont presque les pires. J'ai personnellement vu Libération fabriquer un article de toutes pièces.

Même quand ils sont de bonne foi, les journalistes reprennent sans les vérifier les informations données par leurs interlocuteurs qui disent ce qu'ils veulent. Plus l'interviewé est puissant plus il trichera avec les faits ou les chiffres sans risque de se voir contredire.

 

Les informations qui nous parviennent sont donc presque toujours fausses. Les écouter c'est prêter l'oreille à des ragots.

 

Il reste néanmoins possible de s'informer, j'en parlerai dans un autre billet. À suivre donc.

Partager cet article

Repost 0
Published by John Smith Images - dans Société
commenter cet article

commentaires